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Tout sur le Celebrity Marketing. Stars et célébrités au service des marques. Comment choisir son icône ou porte-parole.

Ce que j’ai appris en 10 ans d’agence de pub spécialiste du Celebrity-Marketing >>> KIT DE SURVIE pour négocier avec la Star et ses rémoras, ou comment sortir entier de la cage aux requins (suite)

Posté par jeanpaultreguer le juillet 28, 2008

Ce que j’ai appris en 10 ans d’agence de pub spécialiste du Celebrity-Marketing
>>> Kit de survie pour négocier avec la Star et ses rémoras, ou  comment sortir entier de la cage aux requins (suite)

Le rassurer sur le savoir-faire de communication avec des célébrités

La célébrité qui se met au service d’une marque a toujours l’angoisse d’endommager son image publique à travers une campagne publicitaire mal réalisée ou mettant mal en valeur son physique ou ses traits de personnalité. Et elle a raison !
Une carrière peut être endommagée par une publicité mal ficelée, elle peut être si aisément détournée et ridiculisée par les « guignols » et autres caricaturistes ! Il faut en la matière « montrer patte blanche » pour rassurer pleinement. Dès mon premier contact téléphonique avec une célébrité qui m’intéresse, je mentionne quelques unes des campagnes que nous avons réalisées, ainsi que le nom des metteurs en scènes avec qui nous tournons habituellement, tels que Pascal Thomas, Patrice Leconte, Jean Becker ou Jean-Pierre Vergne.
Et puis, il est vrai que « le monde est petit » et notre carnet d’adresses désormais bien rempli. Rien ne vaut un coup de fil donné par un artiste ou sportif avec qui nous avons bien travaillé précédemment pour finir de rassurer la célébrité hésitante.

 Ne jamais divulguer le montant des contrats et cachets
 
Qui dit publicité dit argent (sauf pour les grandes causes) et qui dit argent dit « critiques et jalousies » de la part du public, des journalistes, de l’entourage et des confrères. Bien sûr, l’argent est la motivation première de l’immense majorité des célébrités (même, si elle n’est pas la seule, cf. précédemment).
Elles ont conscience qu’elle peuvent monnayer leur notoriété et image moyennant un effort de travail relativement modeste (une ou deux journées au maximum). Pourquoi devraient-elles s’en priver, alors que leur « gloire » ne sera certainement pas éternelle ? Ce sentiment de fragilité de carrière va être en filigrane de toute négociation : « Je dois profiter de ma gloire actuelle pour mettre de l’argent de côté, car je ne sais pas combien de temps je resterai en haut de l’affiche ».
La négociation financière va devoir être menée en tenant compte de cet état d’esprit. Bien sûr la célébrité souhaite toujours plus (surtout lorsqu’elle a un agent qui « pousse »), mais en même temps, elle a conscience qu’une opportunité ne se représentera pas forcément tous les jours.
Bref, rien de nouveau sous le soleil, il en va ainsi de toute négociation commerciale. Une célébrité, une « star » même,  reste un homme ou une femme qui a des (gros) besoins financiers et 100 c’est moins bien que 1000, mais c’est toujours mieux que zéro, surtout pour un contrat de deux ou trois ans et un ou deux jours de travail plutôt sympas !
Une règle essentielle à respecter en la matière, c’est celle du « silence absolu ».
Quel que soit le montant du contrat signé, il est fondamental de ne jamais divulguer ce chiffre en dehors de l’entreprise.
Les vedettes du show biz racontent « tout et n’importe quoi » sur des contrats mirifiques que untel ou untel aurait signé sans que la moindre preuve soit apportée, bien sûr ! En tout cas cela a une furieuse tendance à échauffer les esprits des célébrités et surtout de leurs agents qui se « pourlèchent les babines » à l’idée des commissions qu’ils vont engranger. La plupart du temps ces contrats ne concernent qu’une ou deux « superstar » bien au delà de la notoriété de la personnalité avec qui on est en négociation, mais vous savez comme moi que chacun a tendance à s’identifier aux plus célèbres plutôt qu’aux anonymes…

Lui montrer du respect, de la gentillesse et de la franchise

Il ne s’agit pas de tomber dans la « servilité » trop commune qui entoure les célébrités, non, il s’agit, en revanche, de nouer une relation durable avec elle qui ne repose pas que sur « le fric » qu’on lui a donné pour son travail.
Je l’ai déjà dit et je le répète, une célébrité est un être humain comme les autres qui a besoin de rapports « normaux » avec des gens pour se changer des rapports superficiels qu’elle a la plupart du temps avec le public de ses fans. Elle a besoin de « tomber le masque » derrière lequel elle s’abrite bien souvent.
Que de fois ai-je été agréablement surpris de la gentillesse et simplicité de ces personnes qui paraissent « inaccessibles » lors d’un déjeuner sur le plateau de tournage ou lors d’un dîner purement amical pour faire le point sur la campagne en cours.
Je suis de plus en plus persuadé qu’il est fondamental de construire entre les responsables de l’entreprise (ou de l’Association), le créateur de la campagne et le porte-parole une relation adulte tout en étant « affectueuse » (ce qui n’est pas difficile vue la personnalité attachante de ces hommes et femmes si fragiles malgré leur célébrité). A cet égard, je recommande d’inviter régulièrement, au moins une fois par an, à Noël par exemple, le porte-parole à rencontrer le personnel de l’entreprise ou de l’Association chaque fois que c’est pertinent pour qu’un sentiment d’appropriation réciproque puisse s’établir.
Au fond, la célébrité aime se sentir « employée » de l’entreprise au même titre que ces véritables collaborateurs, n’est-elle pas le plus célèbre d’entre eux ?

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